Le magazine
CommunautéVol. II — 2026FR

Once Upon a Trip — Le voyage, mais pas comme tout le monde

Rencontre avec Once Upon a Trip, DMC basé à Auckland qui conçoit des voyages sur mesure et pleins d'âme en Nouvelle-Zélande — du Manawatu méconnu à la sauvage Stewart Island et Blue Duck Station. Et comment l'équipe de Max Kubiak utilise Toogo au quotidien depuis près de 15 ans.

Max Kubiak13 mai 202612 min de lecture
Lire enFRENES

On voyage avec nos DMCs — rencontre avec Once Upon a Trip (Auckland), par Max Kubiak.

Partie 1 — Once Upon a Trip & la Nouvelle-Zélande

Présentation de notre DMC

Once Upon a Trip, c'est un DMC basé à Auckland depuis 2009, spécialiste du voyage sur mesure de milieu à haut de gamme en Nouvelle-Zélande, avec des jolies échappées possibles vers Fiji et Samoa — quand l'envie de troquer les sommets alpins contre un lagon turquoise devient trop forte (on comprend).

Nos terrains de jeu commerciaux ? La France, les États-Unis et le marché DACH. Trois marchés exigeants, curieux, et amateurs de voyages bien pensés — exactement comme nous.

Notre crédo tient en peu de mots, mais beaucoup d'heures de travail : du vrai sur-mesure, des expériences immersives, et surtout… des voyages qui ont une âme.

Nous aimons les incontournables, bien sûr. Mais vivants, jamais standardisés. Nous les revisitons, les contournons, parfois les regardons de biais, et souvent à contre-courant. Le tout, avec des partenaires locaux triés sur le volet, ceux qui accueillent nos voyageurs comme des amis de longue date : à votre arrivée dans un hébergement partenaire, on vous demandera plus souvent ce que vous souhaitez boire que votre carte de crédit pour l'enregistrement.

Bienvenue chez OUAT.

Ce que nous aimons le plus dans notre destination

La Nouvelle-Zélande, c'est cette sensation rare de liberté totale. Un pays où chaque virage donne envie de ralentir, où l'on passe sans prévenir des fjords aux volcans, des plages sauvages aux vignobles, avec une facilité presque indécente.

C'est grand, brut, préservé — parfois spectaculaire, souvent émouvant. Les voyageurs arrivent curieux, repartent bluffés, et très souvent… reviennent.

Parce qu'ici, on ne « visite » pas la Nouvelle-Zélande. On la vit. Et franchement, elle se laisse très bien vivre.

Nos incontournables en Nouvelle-Zélande

Approche OUAT. La Nouvelle-Zélande classique, on connaît très bien. Nous, on préfère la version director's cut. Oui, vendre la colonne vertébrale du pays — les grands classiques — fonctionne très bien. Et continuera de fonctionner.

Mais chez OUAT, on aime surtout aller là où les autres ne vont pas :

  • rencontrer des fournisseurs passionnés
  • découvrir des expériences hors radar
  • dénicher des perles rares souvent bien plus marquantes que les sites ultra-fréquentés
  • contribuer au développement de certains lieux ou régions

Régions & expériences. Prenez Manawatu, par exemple. Coincée entre Tongariro (la star nationale) et Wellington (la capitale), cette région est trop souvent ignorée. Grosse erreur. On y dort dans des lodges isolés, on observe les étoiles, les vers luisants, on visite des fermes privées et on échange avec les locaux. La Nouvelle-Zélande repose largement sur son industrie agricole, un secteur clé qui nourrit bien plus que sa population. Ici, on ne l'explique pas dans une brochure : on l'explique sur le terrain.

Autre coup de cœur assumé : Stewart Island, la troisième plus grande île du pays, qui compte 25 kilomètres de route, parfois résumée un peu trop vite par « il n'y a rien à faire ». Pour nous, Stewart Island, ce n'est pas juste « le sud du sud ».

C'est dormir dans un PurePod : une chambre en verre posée au milieu de nulle part, sans rideaux, sans voisins, juste la nature en panoramique. Spoiler : vous passerez plus de temps à regarder le ciel qu'à dormir.

C'est randonner sur une partie de la Rakiura Track, un des Great Walks les plus sauvages du pays. Ici, pas de files indiennes : juste des sentiers, la forêt, l'océan… et le luxe de prendre son temps.

C'est aussi boire un verre et dîner au pub local, celui où tout le monde se connaît déjà — et où tu deviens « un local » en deux bières.

Et puis il y a le clou du spectacle : partir à la nuit tombée pour voir des kiwis en liberté. Oui, de vrais kiwis. Parfois même sur la plage. Silence total, lampe frontale, frisson garanti.

Chiffres & faits

La Nouvelle-Zélande compte environ 5,3 millions d'habitants, soit près de onze fois moins que l'Italie, alors que les deux pays affichent une taille comparable. Autant dire qu'il reste beaucoup d'espace à explorer.

C'est 13 parcs nationaux qui couvrent 1/3 du territoire, 14 fjords, un point culminant de 3 724 m (Aoraki/Mt Cook), 30 000 km² de nature sauvage, 23 pistes cyclables aménagées sans voitures, des lacs XXL comme le lac Taupo (aussi grand que Singapour), et une faune unique avec des espèces endémiques comme le dauphin d'Hector, le plus petit du monde.

En matière de vie sauvage, nous soutenons également des opérateurs véritablement engagés, notamment dans la protection du manchot bleu. Dons, projets concrets, actions sur le terrain… nous sommes allés jusqu'à sponsoriser un habitat, affectueusement baptisé Gotham City.

Parce que voyager, ce n'est pas seulement découvrir — c'est aussi respecter, protéger et s'impliquer.

Deux-trois choses à savoir avant de venir

  • Les saisons sont inversées, avec une haute saison de novembre à mars.
  • On roule à gauche (et promis, on s'y fait).
  • Il y a trois types de kiwis en Nouvelle-Zélande : l'oiseau emblématique, le fruit et le surnom des habitants du pays.

Les Kiwis (habitants) sont adorables et disent souvent « Sweet as » — une expression magique qu'il vaut mieux apprendre avant de partir. Elle signifie, en gros : no stress, tout va bien, profite. Mais surtout, elle résume parfaitement l'état d'esprit dans lequel il faut se mettre pour voyager ici. Un véritable art de vivre… que nos voyageurs adoptent, en général, plus vite que prévu.

Les particularités locales

Ici, on dit souvent « yeah » pour oui et « nah » pour non… mais le plus typique reste le mythique « Yeah… but nah ». Une réponse à la fois claire et totalement nuancée — tout un art.

Plus sérieusement, la grande particularité de la Nouvelle-Zélande, c'est ce mélange unique entre une culture anglo-saxonne très structurée et une âme profondément ancrée dans les îles du Pacifique. On y retrouve tout ce que l'on attend d'un pays occidental moderne — infrastructures, organisation, standards élevés — tout en vivant au rythme d'une mentalité insulaire, où l'on prend le temps.

Ici, on valorise l'équilibre, le bien-être et les choses simples. On travaille sérieusement, sans se prendre trop au sérieux, et surtout, on se concentre sur ce qui fait du bien. Un mode de vie qui déteint très vite sur les voyageurs… et qui explique pourquoi tant d'entre eux repartent en se disant qu'ils pourraient bien rester un peu plus longtemps.

Nouvelle-Zélande : bien plus qu'une destination de camping-car

La Nouvelle-Zélande est encore trop souvent résumée à une destination de tourisme itinérant en camping-car. Une image pratique, certes, mais réductrice — et surtout éloignée de la manière dont nous concevons le voyage chez Once Upon a Trip.

Pourquoi ? Parce qu'en se limitant à ce mode de découverte, on reste souvent extérieur au pays que l'on traverse. On observe les paysages, mais on passe à côté de l'essentiel : les rencontres, les échanges, les histoires locales qui donnent toute sa profondeur à la destination.

Séjourner dans des B&B soigneusement sélectionnés, des maisons d'hôtes de caractère ou des lodges, permet au contraire d'entrer en contact avec les habitants, de partager une table, un moment, une conversation. Autrement dit, vivre la Nouvelle-Zélande plutôt que simplement la parcourir.

La Nouvelle-Zélande, une destination luxe trop souvent sous-estimée

Autre idée reçue persistante : la Nouvelle-Zélande ne serait pas une destination luxe. En réalité, elle est surtout mal connue pour cela.

Peu de voyageurs savent que la Nouvelle-Zélande — 29 fois plus petite que l'Australie — abrite 25 Luxury Lodges officiellement reconnus et 3 établissements Relais & Châteaux, contre 20 Luxury Lodges et seulement 2 Relais & Châteaux en Australie.

Un ratio qui parle de lui-même. Ici, le luxe se vit différemment : discret, intimiste, ultra immersif, ancré dans la nature et le lieu plus que dans l'ostentation. Si vous recherchez une hôtellerie d'exception, du silence, de l'espace et une vraie expérience de destination, la Nouvelle-Zélande mérite clairement d'être considérée.

Le luxe hors des cadres : l'exemple de Blue Duck Station

Certaines expériences vont même au-delà de toute classification officielle. Blue Duck Station en est l'exemple parfait.

Cette propriété privée de plus de 7 000 hectares, située à la lisière du parc national de Whanganui, offre une immersion totale dans une Nouvelle-Zélande sauvage, isolée et spectaculaire. Ici, aucun décor artificiel : le luxe réside dans l'espace, l'isolement et l'authenticité.

Les activités y sont profondément connectées au lieu : randonnées dans des paysages intacts, jet boating sur la rivière, pêche, équitation, observation de la faune endémique, et immersion dans une ferme engagée dans la protection du Blue Duck (Whio), espèce emblématique du pays.

Côté hébergement, la capacité est volontairement limitée, avec seulement quelques lodges et pods haut de gamme, parfaitement intégrés à l'environnement. Certains offrent, par temps clair, des vues spectaculaires sur les volcans Tongariro et Taranaki.

Le restaurant, perché au sommet de la propriété et qui peut accueillir 12 personnes maximum, est une expérience à part entière : une cuisine locale, sincère, servie dans un décor hors du temps, où le panorama fait autant partie de l'expérience que l'assiette.

Ici, le luxe ne se mesure pas en étoiles, mais en émotions vécues, en silence, en connexion au lieu. Et c'est précisément ce type d'expériences que nous aimons mettre en lumière chez OUAT.

Et puis il y a ces moments très simples, mais profondément marquants. La bière partagée avec le propriétaire des lieux au coucher du soleil, quand la journée se termine doucement et que le paysage prend une autre dimension. Rien de mis en scène, juste un échange, un instant suspendu. Pour beaucoup de voyageurs, c'est précisément ce souvenir-là qui reste comme l'un des plus forts du séjour.

C'est aussi cela, le luxe en Nouvelle-Zélande : du temps, de l'espace, et des rencontres qui ont du sens.

Partie 2 — Toogo & utilisation quotidienne

Notre collaboration avec Toogo

Toogo est notre outil de tous les jours. C'est un peu le système nerveux de notre entreprise : ce qui relie tout ce que nous avons en tête (les idées, les contraintes, les chiffres) au cœur de notre métier (le voyage, le service, les gens). Sans lui, l'information existerait toujours… mais elle circulerait bien moins efficacement.

Nous utilisons Toogo depuis près de 15 ans. Autrement dit, ce n'est ni une phase, ni une aventure technologique sans lendemain : c'est une relation de longue durée, éprouvée dans les bons moments comme dans les périodes de rush intense (celles où tout devait être fait hier). Et comme nous ne gardons pas les bonnes choses pour nous, nous avons aussi recommandé Toogo à plusieurs DMC — ce qui, dans notre métier, est presque une déclaration d'amour.

Toogo est un outil complet et puissant, en particulier sur le calcul des prix. Oui, le nerf de la guerre. Pas la partie la plus glamour du métier, mais clairement celle qui évite de grimacer en ouvrant un fichier Excel à 23 h. Tout est centralisé, logique et structuré. Résultat : moins de gymnastique mentale, plus de clarté, et beaucoup moins d'erreurs humaines (celles qui se glissent discrètement quand on jongle entre 12 onglets).

Mais là où Toogo se distingue vraiment, c'est sur le plan humain. L'équipe écoute réellement. Preuve ultime : il existe un groupe WhatsApp avec les utilisateurs. Oui, un vrai. Très peu d'éditeurs de logiciels peuvent en dire autant — surtout sans prendre la fuite au bout de deux messages. On échange des idées, on se challenge, on s'améliore ensemble. Ce n'est pas un ticket de support qui disparaît dans le vide : c'est un dialogue.

Toogo au quotidien

Avec l'arrivée de l'IA agentique, Toogo passe un nouveau cap. Nous ne nous contentons plus d'utiliser un outil — nous commençons à faire les choses à travers l'outil. Toogo est clairement en phase avec son époque, pose les bonnes questions et, surtout, libère du temps.

Ce temps est ensuite consacré à ce qui fait vraiment la différence pour un DMC : la créativité, le service, l'assistance, le terrain, le repérage, les rencontres. Bref, tout ce que les LLM ne peuvent pas vivre à votre place. Et honnêtement, c'est aussi comme ça que nous continuons à faire mieux que la machine.

Concrètement, Toogo aide à résoudre environ 50 % des défis opérationnels quotidiens : créer un itinéraire, le mettre en forme, le chiffrer, le réserver, le facturer et envoyer un carnet de voyage clair et cohérent.

Les 50 % restants ? C'est vous. Votre style, vos exigences, votre souci du détail, votre professionnalisme. Et heureusement, sinon on s'ennuierait un peu.

Enfin — et ce n'est pas anecdotique — Toogo va bien au-delà d'un simple outil clé en main. Les équipes derrière le logiciel posent de vraies questions, voient loin et, surtout, comprennent profondément le métier de DMC. Elles ne parlent pas d'un secteur qu'elles observent de loin : elles en font partie. C'est précisément cette combinaison de compréhension du terrain, de vision technologique et de bon sens métier qui fait la force de Toogo.

Notre conseil aux autres DMC

Toogo permet aux DMC d'améliorer leurs performances tout en abordant le quotidien avec plus de sérénité. Ensemble, faisons évoluer l'outil pour faire progresser toute la profession : et si l'avenir du secteur se construisait collectivement ?