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CommunautéVol. I — 2025FR

Entretien avec Céline, ambassadrice Toogonet

De la génération cassette au jonglage entre Zapier, Notion et ChatGPT : Céline Fortin, ambassadrice Toogonet et ancienne Tour Leader, raconte son saut dans la tech — et pourquoi l'humain l'emporte toujours.

Céline Fortin18 septembre 20256 min de lecture
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Céline, tu viens du monde du tourisme et du voyage — comment as-tu atterri dans la tech ?

J'ai toujours eu une aversion pour la technologie, comme si mon cerveau se figeait. Je suis de la génération cassette et vinyle ! J'étais bien plus une personne de terrain et de contact, repoussant sans cesse les tâches administratives et les outils numériques. Et pourtant… aujourd'hui, je jongle avec Zapier, Notion, Airtable, TOOGO, ChatGPT… et je représente même TOOGO sur les salons ! Qui l'eût cru ?

Moi, technophobe ?

Alors, qu'est-ce qui t'a convaincue de franchir le pas ?

Dans cette course effrénée à l'innovation, j'ai trouvé ma place. La tech, ce n'est pas qu'une histoire de performance — c'est une histoire de connexions, de communauté, d'échange de bonnes pratiques, de ponts à construire, et de vie facilitée pour les gens de terrain comme moi.

Ce qui m'a vraiment conquise, c'est une équipe passionnée — complémentaire, inspirante, mais ne se prenant jamais trop au sérieux. Une bande d'amis qui a démarré il y a plus de 20 ans et qui n'a cessé de grandir ensemble. Dans un secteur aussi dématérialisé, le facteur humain est essentiel.

Ce qui m'a conquise, c'est le côté humain.

Dans une vie antérieure, tu étais Tour Leader en Amérique latine. Raconte-nous.

Après un voyage de 4 mois de Quito à Rio, je suis complètement tombée amoureuse du continent — sa culture, sa beauté brute, son authenticité. Je suis devenue Tour Leader pendant plus de 4 ans, guidant des groupes d'Australiens et de Britanniques en bus, en train, en bateau… C'était l'aventure à l'état pur !

Mon rôle était de faire le lien entre les voyageurs et les locaux tout en gérant tous les imprévus : itinéraires bouleversés par des soulèvements politiques, problèmes de visa, coupures de courant, évacuations d'urgence, voyageurs ratant de peu un train pour avoir trop dormi… jusqu'à arbitrer quand une cliente se plaignait de sa colocataire qui se baladait sans cesse toute nue (rires) ! Ou quand un retraité irlandais a annoncé dès le premier jour qu'il « détestait les Anglais »… dans un groupe composé à 90 % d'Anglais !

Avec le recul, c'est drôle. Mais ce qui me frappe le plus aujourd'hui, c'est le contraste : passer d'une immersion totale avec les voyageurs sur le terrain à un travail virtuel derrière un écran, où l'on n'échange que par e-mails et visios. Heureusement qu'il y a les salons — ils maintiennent le lien humain vivant !

Être Tour Leader, c'était l'aventure à l'état pur.

Tu as vu le secteur évoluer ces 20 dernières années. Qu'est-ce qui te marque le plus ?

Quand je travaillais à Bangkok à gérer les opérations dans toute l'Asie du Sud-Est, tout était sur des documents Excel et Word — itinéraires, réservations d'hôtels, transports, rapports, notes clients… le tout imprimé au début de chaque voyage.

Plus tard, en Angleterre, j'ai travaillé chez Intrepid Travel et Wildlife Worldwide. Leurs systèmes étaient complexes, parfois frustrants, mais aussi révolutionnaires — fini les copier-coller à n'en plus finir. Je construisais des itinéraires sur Excel partagés avec les partenaires pour les devis, et je gérais le yield management à la main, avec tous les risques d'erreur.

Puis, à Barcelone, avec Wildthentic, nous avons implémenté Treksoft. Ce fut un tournant — simple, pratique, connecté directement à notre site web. À l'ATTA, une organisation 100 % à distance, des outils comme Salesforce, Slack, GSuite, Asana, Toggl et Mailchimp faisaient tout simplement partie du quotidien. J'ai vu de mes propres yeux le gain de productivité.

Aujourd'hui, avec l'IA, tout va à la vitesse de l'éclair. C'est vertigineux mais aussi fascinant. Grâce à TOOGO, je me suis formée sur Notion, Zapier, Canva, Hubspot, NotebookLM, ChatGPT… J'ai développé une vraie curiosité pour ce qui vient ensuite. Mais je ne perds jamais de vue l'élément clé : l'humain.

Des tableurs Excel à l'intelligence artificielle.

Comment définirais-tu TOOGO aujourd'hui ?

En esprit libre — et ce que Fabrice appelle la reine des interactions — je suis vraiment enthousiaste à l'idée du lancement de notre communauté d'utilisateurs TOOGO sur WhatsApp. Il y a un énorme besoin d'échange autour de la tech dans notre secteur, surtout avec l'IA, qui en intimide beaucoup. Nos clients apprécient vraiment qu'on soit là pour eux — à l'écoute, à partager des astuces, à créer de courts tutos vidéo, et même à répondre vite via notre chatbot.

Cette année, nous avons lancé notre connexion Zapier et notre agent IA, permettant plus d'automatisation et des réponses plus rapides. Nous avons aussi mis en place des formations de groupe sur des sujets clés comme Zapier et l'IA — incluses dans notre abonnement — ainsi que des audits individuels pour aider les clients à optimiser leur usage de l'outil. Cela a été très bien accueilli.

Mais le rôle de TOOGO, c'est aussi d'atteindre les petites agences locales qui n'ont pas les moyens d'aller sur les salons, et qui peinent à rester compétitives. Nous voulons leur offrir cette bouffée d'air frais qui transforme leur façon de travailler.

Alors, en une phrase ? TOOGO, c'est rendre la technologie accessible, utile et profondément humaine.

TOOGO, c'est ramener la tech à hauteur d'humain.
Faites comme Raymundo ! Passez plus de temps sur le cœur de votre métier : le voyage, le terrain, la rencontre, la création.