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Craft & TravelVol. II — 2026FR

Une invitation à ralentir, écouter et se reconnecter : selon Simon Hardy

Au-delà du chef d'entreprise, un fil rouge : le rapport au vivant. Simon Hardy partage sa recommandation du documentaire « La Baleine et le Musicien » de Rone, et une invitation à ralentir, écouter et se reconnecter.

TOOGO x France By localsAugust 31, 20265 min read
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Derrière le chef d'entreprise et le professionnel du tourisme, une autre dimension apparaît progressivement : le rapport au vivant. Ce n'est finalement pas si éloigné de ses premières études en protection de l'environnement. Simon parle de nature, d'écoute, de connexion, de notre difficulté collective à ralentir et à ressentir.

Il explique avoir le sentiment que nous sommes devenus « très, très, très déconnectés ». Cette réflexion l'amène à partager une recommandation très récente qui l'a profondément touché.

Le bord de mer, à l'heure du crépuscule.

Sa recommandation : La Baleine et le Musicien

La veille de l'entretien, Simon est allé voir La Baleine et le Musicien, le documentaire de Valentin Paoli consacré à une expérience menée par le compositeur de musique électronique Rone.

Une baleine à bosse.

Le principe du film fait immédiatement écho à tout ce dont Simon vient de parler. Après avoir découvert que sa musique semble attirer les cétacés, Rone part en mer avec des scientifiques pour tenter d'explorer une forme de dialogue musical avec une baleine à bosse. Le dispositif est encadré scientifiquement pour limiter les risques de perturbation des animaux.

Simon raconte notamment cette idée de placer un hydrophone dans l'eau, d'écouter les cétacés et d'essayer de comprendre ce qui se produit lorsqu'une musique leur est proposée. Ce qui l'intéresse n'est pas uniquement l'expérience musicale : c'est la tentative de communiquer avec une autre forme de vivant.

Il est allé voir le film avec trois amis. Sa réaction est très simple :

On avait tous les trois la larme à l'œil hier soir en regardant ce film.

Il en parle parce que c'est « tout frais », mais surtout parce que le film entre directement en résonance avec ses préoccupations.

Comment écouter ? Comment entrer en relation avec ce qui n'utilise pas notre langage ? Comment respecter suffisamment l'autre pour ne pas imposer notre présence ? Comment retrouver une capacité d'émerveillement ?

Simon observe aussi que ce type de film attire moins facilement le grand public qu'une grosse production spectaculaire. Il y voit notre tendance à rechercher des choses qui « nous excitent sur le moment », mais également, peut-être, une difficulté à accepter certaines émotions. Pleurer, être bouleversé, être confronté à ce que l'on ressent : tout le monde n'en a pas envie.

Pour lui, ce film constitue précisément une invitation à cette reconnexion. C'est une recommandation qu'il souhaite partager à la communauté.

Gondar : l'autre anecdote à aller découvrir en images

S'il fallait retenir une deuxième recommandation issue de son parcours, ce serait de prendre quelques minutes pour regarder les châteaux de Gondar.

Le Fasil Ghebbi de Gondar, en Éthiopie.

L'anecdote est importante précisément parce que Simon lui-même ne savait pas qu'ils existaient avant qu'on lui propose sa mission. Il part en Éthiopie presque en se demandant :

Des châteaux en Afrique ?

Et il découvre finalement un ensemble royal monumental, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, qui deviendra son lieu de travail pendant deux ans. C'est une bonne illustration de ce qui traverse tout son parcours : arriver quelque part sans tout savoir, accepter d'être surpris, apprendre sur le terrain et transformer ensuite cette découverte en projet concret.