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L'équipe & nousVol. II — 2026FR

De La Paz au nouveau CRM : le regard neuf d’Alice, ingénieure de TOOGO

Ingénieure dans l'équipe dev de TOOGO, installée à La Paz, Alice raconte l'IA au quotidien, la fonctionnalité dont elle est la plus fière, et la construction du nouveau CRM.

Team TOOGO - Alice26 septembre 20266 min de lecture
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Bonjour, moi c'est Alice, j'ai 26 ans et je suis ingénieure dans l'équipe de développement de TOOGO. Donc oui, c'est un croisement un peu inattendu. Le point de croisement, c'est La Paz, en Bolivie.

J'ai eu une première expérience en Bolivie durant laquelle je n'ai pas du tout travaillé en tant qu'ingénieure. Ensuite, j'avais envie de rester en Bolivie tout en me rapprochant d'un travail dans la tech. En cherchant, je suis tombée sur TOOGO : rejoindre une partie de l'équipe et travailler dans un bureau à vraiment 10 minutes de chez moi. Et « par sérendipité », comme dirait Fabrice, les choses sont bien faites : j'ai eu de la chance, parce qu'en février 2024, je commençais à travailler avec l'équipe de TOOGO à La Paz. Je me suis alors replongée dans les lignes de code, dans l'architecture d'un logiciel et dans toute la veille autour de l'intelligence artificielle.

Alice, ingénieure dans l'équipe de développement de TOOGO, au travail.

L'IA au quotidien, et Claude Code

Depuis mes débuts à TOOGO, j'utilise l'IA quotidiennement. Mais ce qui a vraiment changé ma façon de travailler, fondamentalement, c'est clairement la sortie de Claude Code.

Maintenant, la compétence principale, c'est de savoir précisément ce qu'on veut, de bien l'expliquer et de vérifier la cohérence de ce qui est produit, au lieu de savoir directement toucher aux lignes de code comme on le faisait encore l'année dernière.

Ce sur quoi je reste prudente

Il y a deux choses sur lesquelles je reste prudente. D'abord, la confidentialité des données. On ne fait pas toujours attention à cette petite case « autoriser l'entraînement sur mes données », ou parfois on est juste tenté d'aller vite et de transmettre des informations qu'on ne souhaite pas voir circuler. Mais pour l'instant, malheureusement, le moyen fiable de préserver sa vie privée, c'est de payer.

Ensuite, j'essaie aussi de faire attention à l'impact de l'usage de l'IA. Même en l'utilisant tous les jours et toute la journée au travail, j'atteins rarement mes limites d'utilisation, parce que je fais attention à être précise, à éviter de faire dix requêtes et à soigner ma requête initiale.

Un guide, ça ne se remplace pas

Je pense que ce n'est pas forcément à l'IA de comprendre qu'un guide sur le territoire est irremplaçable, mais plutôt aux voyageurs et voyageuses. C'est vrai que sur un territoire comme la Bolivie, si vous demandez à l'IA de vous préparer un voyage, elle se basera sur ce qui existe en ligne. Et dans le cas de la Bolivie, il y a beaucoup de choses importantes qui se transmettent autrement, qu'il faut connaître par un autre moyen, parce qu'on ne peut pas les trouver par une simple recherche sur des sites de voyage.

Et puis sur place, c'est pareil : ce n'est pas l'IA qui aide à appréhender le territoire, les gens et l'imprévu. Donc je suis convaincue que se faire guider par quelqu'un qui connaît un territoire que l'on ne connaît pas, c'est irremplaçable par quelque algorithme que ce soit.

La fonctionnalité dont je suis la plus fière

La fonctionnalité dont je suis la plus fière, pour l'instant, c'est l'autofill des tarifaires, même s'il reste toujours des points à régler. L'objectif, c'était de couvrir le plus de cas possible, tout en sachant qu'il resterait des failles.

Pour l'expliquer rapidement : c'est une fonctionnalité qui permet de remplir la structure de coût d'un produit à partir d'un tarifaire hôtel, par exemple. Les saisons, les coûts par chambre, les suppléments, les options sont détectés, prévisualisés, puis enregistrés après validation dans la base de données. Ça évite de rentrer les informations à la main.

Je pense qu'elle compte vraiment pour les utilisateurs, déjà parce que j'ai vu les retours positifs. Ça fait plaisir de voir que c'est utilisé et apprécié. Je le vois aussi dans l'usage et le coût API, qui représentent le nombre de requêtes faites à l'IA sur cette partie. Je pense que ça représente un grand gain de temps sur le remplissage de la base de données, plus précisément sur l'actualisation des produits.

Mon métier dans cinq ans

Dans cinq ans, mon job idéal… c'est une question compliquée. Déjà, durant mes études, je n'aurais pas pu prédire ce que je fais aujourd'hui : ça n'existait pas. Donc je pars du principe que dans cinq ans, ce sera pareil. Si je reste dans le domaine de la tech, je ne sais pas ce que je ferai : peut-être que ça n'existe pas encore, qu'on ne peut pas se l'imaginer.

Cap sur le nouveau CRM

En ce moment, je travaille sur la construction du nouveau CRM. C'est un enjeu, parce que le CRM est souvent vu comme le noyau de TOOGO. Ce que je trouve intéressant dans ma position, c'est que je confronte la vision de Fabrice, qui a conçu le système et qui sait d'où on vient et où on va, avec mon regard de novice. Comme je n'ai pas les habitudes du métier de DMC, c'est peut-être là mon utilité : ce sur quoi je bloque, c'est ce qu'il faut travailler et améliorer ; ce qui me semble flou, c'est ce qui n'est pas encore assez clair pour un nouvel utilisateur. Et avec une bonne communication avec mes collègues, plus experts, j'arrive à comprendre l'essentiel.

Finalement, ça fait deux mois que j'ai commencé à travailler sur le CRM 2… et que je traîne à finaliser ce podcast, d'ailleurs. Je suis maintenant sur l'écran groupe, et on avance en interne sur un travail qui ne se voit pas encore : façonner le TOOGO tant attendu, avec une interface et un fonctionnement tout frais, tout neufs.

Notre façon de travailler

Pour résumer notre manière de travailler : Juan est l'architecte, celui qui a mis en place tout l'environnement sur lequel on travaille. C'est lui qui vérifie sans cesse l'architecture et qu'on suit bien son plan, et qui s'occupe des gros morceaux, des parties complexes. Huáscar, un autre collègue bolivien, s'occupe aussi d'implémenter des fonctionnalités globales, pendant que je travaille sur l'interface du CRM 2, puis sur la connexion et le branchement aux données et à certaines fonctionnalités. D'un autre côté, Pierre est l'expert en ergonomie : c'est lui qui révise et améliore notre travail.

Maintenant, on travaille déjà sur d'autres écrans, parce que les bases ont été posées grâce au CRM 2. C'est stimulant de travailler sur une nouvelle interface. Tout est vraiment mieux. Il faut penser pratique, simple, efficace. J'ai très hâte que ce soit accessible à tous les utilisateurs et utilisatrices de TOOGO. Je suis certaine que ça va plaire. Merci d'avoir écouté !

Alice feuillette le magazine Travel & Tech & Us de TOOGO.